mercredi 19 novembre 2008

Tous dans l'action le 20 novembre pour l'éducation

Jeudi 20 novembre
Grève nationale
à l'appel des syndicats de l'éducation
Rassemblement devant la préfecture de Laval
à 10 h
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Soutien du NPA
L’école vaut plus que leurs profits

Après avoir commencé son mandat en instaurant le « bouclier fiscal » favorisant les plus riches et privant l’Etat de recettes, tout en assurant que la France était « en faillite » pour justifier des coupes budgétaires sans précédent (suppressions de milliers de postes de fonctionnaires, aucune revalorisation réelle des salaires…), le gouvernement n’hésite pas aujourd’hui à sortir 360 milliards d’euros pour sauver les banques d’une crise dont elles sont les responsables. Il n’a d’ailleurs aucun scrupule à nous dire qu’il n’y a plus d’argent dans les caisses pour l’éducation (pas plus que pour la sécu ou la santé).

De qui se moque-t-on ? De personne, nous répondent-ils: malgré l’opposition des professionnels de l’éducation, ils abreuvent l’opinion publique de faux arguments pédagogiques pour justifier le dépouillement de l’éducation nationale. Comme pour le restedes services publics, les attaques contre l’Education Nationale visent à son adaptation aux règles du privé et augmentent les subventions accordées au privé, et à l’industrie du « soutien scolaire ».

Sauve qui peut !

De plus en plus de parents fuient vers le privé, les charlatans du soutien scolaire se remplissent les poches sur le dos de la détresse des élèves et de leurs parents, les cours à distance (payants) se multiplient… L’éducation est un droit pour tous, pas seulement pour ceux qui en ont les moyens et surtout pas pour alimenter un système qui se réjouira d’exploiter les jeunes travailleurs qu’il aura préalablement formatés.

Au total ce sont 80 000 postes qui doivent être supprimés en 4 ans. Les premières victimes de ce « moins d’école » seront bien entendu les jeunes issus des quartiers populaires. La riposte doit être à la mesure de cette multiplication des attaques contre l ‘école !« L’école est notre avenir » (cf. : collectif intersyndical de défense de l’école publique), ne la laissons pas aux mains de Darcos et Sarkozy ! Nous devons nous en saisir. L’école doit être repensée, pour le bien de TOUS les élèves, pour qu’ils aient tous les mêmes chances de construire leur propre avenir et qu’il n’y ait plus de laissés pour compte. Pas pour subvenir aux besoins à court terme de l’entreprise.

Reconduire la grève !

Nous ne pouvons que nous réjouir de l’appel de l’Intersyndicale (SNUipp-FSU, SNES-FSU, SNEP-FSU, SNUEP-FSU, SE-UNSA, SNALC, UNSEN-CGT, CGC, SNETAA) pour la grève du 20 novembre. Mais elle ne doit pas être une journée d’action sans lendemains, comme nous y ont habitués nos directions syndicales. Il faut construire un mouvement massif et reconductible pour le mois de décembre. Cela veut dire : exiger une nouvelle date de mobilisation dans les jours qui viennent, par exemple la semaine prochaine et poser systématiquement la question de la reconduction de la grève dans les assemblées générales. Pour construire un véritable rapport de force le bras de fer doit durer dans le temps et s’élargir à d’autres secteurs.

Tous ensemble en grève et dans la rue le 20 novembre pour une école démocratique, égalitaire et émancipatrice !

Le 22 novembre, défendons le service public postal

Le Collectif mayennais pour la défense du service public postal apporte son soutien à la journée nationale d'action des organisations syndicales (CGT, FO, CFDT, CFTC et Sud-PTT) pour dire non à la privatisation de la Poste, qui aura lieu le samedi 22 novembre.
Dans ce cadre, il a décidé d'organiser :
- des distributions de tracts et signatures de pétitions le matin du 22 novembre de 10 h 30 à midi devant plusieurs bureaux de poste ou marchés mayennais ;
- un rassemblement à 15 h, place du Jet d'eau à Laval.

Organisations membres du collectif
Attac 53, ACPL (Association citoyenne du Pays de Loiron), UD-CGT, FAPT-CGT, FSU, Solidaires, Sud-PTT, CFTC-PTT, ADECR, MJC, MJS, LCR, Les Verts, MRC, NPA, PCF, PRG, PRS, PS
Pour contacter le collectif
defendons.la.poste.53@voila.fr

La préfecture piégerait-elle les sans-papiers ?

Le comité mayennais du NPA (Nouveau parti anticapitaliste) proteste énergiquement contre l'arrestation le 3 novembre d'un sans-papiers guinéen dans les locaux de la préfecture de Laval et se félicite de sa remise en liberté par le juge des libertés. Mais une grave question se pose : l'arrestation du sans-papiers guinéen résulte-t-elle de l'excès de zèle d'un fonctionnaire ou de l'application de consignes de la préfète de la Mayenne visant, comme dans d'autres départements, à piéger les sans-papiers en les convoquant à la préfecture pour les mettre immédiatement en centre de rétention ? Toutes les personnes attachées aux droits de l'homme attendent une réponse claire de la représentante du gouvernement.

Casse-toi, pov con !


Hervé EON, militant de PRS 53, avait osé rappeler à Sarko, sur une pancarte, lors de son passage à Laval en août, les propos peu élégants qu'il avait tenus à l'encontre d'un simple citoyen au salon de l'agriculture.
Il a été immédiatement poursuivi pour "offense au président de la République".
Le 23 octobre, une amende de 1000 euros était requise contre Hervé (deux mois de revenus !).
Le 6 novembre, le verdict tombait : 30 euros d'amende avec sursis.
Hervé EON a décidé de faire appel, à juste titre. Sa condamnation est totalement injustifiée et vise à intimider ceux qui n'acceptent pas la politique de Sarkozy.
Le comité NPA 53 continuera de lui apporter un soutien actif.


Communiqué d'Hervé EON

Le parquet de Laval a jugé utile de me poursuivre pour avoir brandi sur le parcours présidentiel à Laval le 28 août 2008 la pancarte sur laquelle était écrit "casse toi pov'con" et donc considéré que j'avais offensé le Président de la République..
Le jugement rendu à mon encontre fait état d'une condamnation de principe à une amende de 30 euros avec sursis. .
"Si le prévenu n'avait pas eu l'intention d'offenser, mais seulement l'intention de donner une leçon de politesse incongrue, il n'aurait pas manqué de faire précéder la phrase "Casse-toi pov'con" par une formule du genre "on ne dit pas", souligne le jugement.
En guise de "simple avertissement", le tribunal m'a condamné à "une amende de principe de trente euros avec sursis".
Je n'accepte pas ce verdict qui laisserait à penser que tel un potache je mérite un avertissement. Une leçon de politesse n'est pas incongrue qu'elle soit à destination du Président ou d'un simple citoyen. La fonction présidentielle ne dispense pas celui qui l'occupe d'être poli avec les citoyens même si la loi protège sa fonction.
La décision est politique et doit être combattue, juridiquement et politiquement. Pour ma part, je continue le combat juridique et fais confiance à mes amis politiques pour que le combat politique soit aussi mené. J'y prendrais toute ma place.
J'ai donc décidé, après conseil auprès de Me Dominique NOGUERES et de mes camarades politiques, de faire appel de la décision rendue le 6 novembre 2008.
L'affaire sera jugée à la cour d'appel d'Angers (49), la date n'est pas connue à ce jour.
Hervé EON

vendredi 19 septembre 2008

Laval en août : police partout... justice nulle part

POLICE PARTOUT...



Elle était là, le 12 août, à 6 heures du matin, pour cueillir Madame Kocamer à son domicile, la menotter et la conduire avec ses deux enfants au Centre de rétention d'Oissel, près de Rouen. On ne va tout de même pas prendre des gants avec une Kurde sans papiers !



Elle était là, le 27 août, à 4 heures 45 du matin, avec 40 CRS, pour déloger les quatre militants de RESF qui s'étaient enchaînés la veille au soir aux grilles de la préfecture pour réclamer la libération et la régularisation de Mme Kocamer et de ses enfants.



Elle était là, le 28 août, massivement (plus de 400 CRS), occupant le centre de Laval et Changé, pour la venue de Sarkozy, avec ses tireurs d'élite sur les toits. Sécurité oblige : elle refoulait une infirmière, qui voulait apporter ses soins quotidiens à une personne âgée dans le quartier de la préfecture ; elle embarquait au poste un jeune riverain de la préfecture qui manifestait son exaspération devant le déploiement policier ; elle interpellait un militant, Hervé Eon, qui avait eu l'outrecuidance de rappeler sur une pancarte au passage du président de la République les propos élégants ("Casse-toi, pov' con !") qu'il avait tenus à l'égard d'un simple citoyen au salon de l'agriculture.


... JUSTICE NULLE PART

Déni de justice pour Madame Kocamer, expulsée le 27 août vers la Turquie, sur ordre de la préfète, malgré sa situation de santé, malgré les graves conséquences pour la scolarité de ses enfants, malgré les risques encourus par les Kurdes en Turquie.


Pseudo-justice pour les plus pauvres, avec le RSA (Revenu de solidarité active), que Sarkozy venait présenter à Laval, en omettant de préciser que si, pour certains, cette mesure pouvait apporter une amélioration passagère de leur situation, d'autres n'y gagneraient rien, et que ce dispositif est une incitation pour le patronat à baisser les salaires et à multiplier les emplois précaires. Sans oublier l'injustice flagrante du financement qui épargne les plus riches protégés par le bouclier fiscal.

Justice à deux vitesses dans le cas d'Hervé Eon, militant de PRS, poursuivi pour "offense au président de la République" (il passera en correctionnelle le 23 octobre), alors que Sarkozy peut, lui, insulter impunément un citoyen. Personne n'est dupe : il s'agit, dans un contexte marqué par de nombreuses attaques contre la liberté d'expression et la volonté de criminaliser l'action militante, d'intimider tous ceux qui résistent à la politique liberticide et antisociale de la droite au pouvoir.

Le Comité NPA 53 et ses militants continueront à prendre toute leur part dans les luttes unitaires contre les expulsions de sans-papiers, contre la politique antisociale et autoritaire du gouvernement. Il vous invite à le rejoindre pour construire le Nouveau Parti Anticapitaliste
dont notre peuple a besoin.

Pour le retrait des troupes françaises d'Afghanistan

Communiqué de presse

Le 22 septembre, à l'Assemblée Nationale, le gouvernement demandera l'autorisation de prolonger l'intervention des forces armées en Afghanistan.

Nous pensons qu'il est urgent d'arrêter cette aventure militaire qui n'a rien à voir avec la lutte contre le terrorisme et qui ne permet évidemment pas de lutter contre la misère de tout un peuple, d'enrayer le développement de l'intégrisme ou de défendre réellement les droits des femmes.

Le retrait des troupes de l'Otan s'impose donc.

C'est pourquoi nous demandons aux parlementaires mayennais et au président de la République d'ordonner le retrait du dispositif militaire français et de travailler à une solution politique internationale fondée sur la solidarité et la coopération des peuples, qui donne la priorité à l'aide d'urgence, à la reconstruction et aux droits du peuple afghan, en particulier aux droits des femmes.

Non à la guerre et à l'occupation ! Oui à la paix, à la démocratie et à la reconstruction ! Retrait des troupes françaises ! Non à l'Otan !

Comité NPA 53, Parti ouvrier indépendant, Pour la République sociale 53, Ligue communiste révolutionnaire, Attac 53

dimanche 24 août 2008

Lundi 25 août : manifestation contre l'expulsion de Mme Kocamer


Malgré l'action soutenue menée par RESF 53 depuis la mise en rétention de Mme Kocamer et de ses deux enfants le 12 août, leur expulsion vers la Turquie semble imminente.
Soyons très nombreux à la manifestation de lundi à 21 h.

Mobilisons collègues, amis, parents !

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Pour l'annulation de la mise en rétention de Mme Kocamer et de ses enfants et leur régularisation

Pour la défense des droits de l'homme

Rassemblons-nous dans un

Cercle de lumière
Lundi 25 août à 21 h
Parvis des Droits de l'Homme
à Laval
Nous nous rendrons ensuite en cortège jusqu'à la place Jean-Moulin devant les grilles de la préfecture.
Chacun est invité à apporter deux bougies,
qui seront déposées sur le parvis puis devant la préfecture.
Leur petite flamme sera le symbole de notre engagement à défendre les droits de l'homme et la démocratie
contre les ténèbres de la répression anti-immigrés et des lois liberticides.

RESF 53 - Comité de soutien des parents d'élèves