Quelques jours seulement après le succès du 19 mars (trois millions de manifestants dans toute la France, 600 à Château-Gontier, 8000 à Laval) on apprenait que le PDG de Valéo s'en allait avec un parachute doré de 3 millions d'euros, au moment même où 5000 emplois doivent être supprimés par l'entreprise dans le monde (dont 1600 en France et 92 à Laval). Au même moment François Fillon et Nicolas Sarkozy affichent la détermination du pouvoir à ne pas modifier sa politique économique et sociale. C’est une provocation vis-à-vis des travailleurs et des travailleuses qui subissent le coût des licenciements et de la vie chère.
Dans cette situation, les directions des organisations syndicales ont décidé de se revoir après un délai de réflexion. Le NPA considère qu'il faut une nouvelle date de grève et de manifestations le plus vite possible ! Personne ne comprendrait après les succès des deux dernières journées, l’absence d’un calendrier offensif. Comme l'a souligné l'assemblée générale de l'éducation de la Mayenne le 19 mars, seule la généralisation des grèves et des manifestations, un mouvement social prolongé feront reculer le pouvoir. Ensemble nous pouvons obtenir 300 euros nets pour tous, l’interdiction des licenciements et l'annulation des suppressions de postes dans la fonction publique, l’arrêt de la suppression de la TVA sur les produits de première nécessité. A condition d’être unis dans l'action.
C'est pourquoi le Comité exécutif national du NPA s’adresse à toutes les forces de la gauche syndicale, sociale et politique afin de poursuivre le combat. Il propose aux partis et organisations politiques signataires du texte de soutien à la journée du 19 mars de se réunir dans les plus brefs délais, afin d’agir ensemble en ce sens.
NPA 53
25 mars 2009
25 mars 2009
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